Une ouverture sur le Vivant

Une ouverture sur le Vivant

Voici quelques PDF qui traduisent les évènements phares de ce début de campagne viticole 2013 dans notre joli bordelais.

C’est une lecture assez personnelle des observations que je réalise au cours de mes déambulations dans les vignobles. C’est pourquoi vous y trouverez une somme de propositions sans doute parfois originales. J’essaie de trouver l’ouverture bienveillante, d’accompagner, de coopérer avec le Vivant. Je recherche le minimalisme, le pragmatisme, et je découvre ce quelque chose d’impondérable qui m’éveille à d’autres réalités tangibles.

Mon truc : ne rien tenir pour acquit.

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CR-VIGNES_22 AVRIL 2013

CR-VIGNES_9 MAI 2013

CR-VIGNES_30 MAI 2013

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Musique céleste & Clé de sol

Musique céleste & Clé de sol

Une influence céleste sur nos vignobles ?

… Si je pose la question, c’est que j’ai parfois l’impression que certains en doute encore

On observe les conséquences de l’influence climatique très nette cette année sur le développement végétatif plus contrasté entre les bas de pente, les hauts de pente, les plateaux… Ce sont des observations qui se vérifient dans tous les vignobles qui je visite. Les caractéristiques climatiques, pour être observées, supposent bien que l’on lève les yeux au Ciel, non ?

Notre climat depuis cet hiver

Les sols ont été bien arrosés tout l’hiver (500 mm entre octobre et février en moyenne sur la Gironde). Par contre pas de grands froids chez nous. Alors que d’autres régions viticoles ont connu des périodes de froid comme l’Alsace, la Bourgogne par exemple.

Ces froids d’hiver sont une aubaine d’un point de vue physique, et d’un point de vue plus spirituel …

  • D’un point de vue physique :

Par « simple » effet mécanique, les sols richement pourvus en eau investis par le froid gonflent et voient leur structure littéralement éclater. L’eau en passant de l’état liquide à l’état de glace augmente son volume d’environ 10 %.

 L’eau est d’ailleurs un « cas » très particulier car quasiment tous les liquides au contraire, diminuent leur volume quand ils deviennent solides. Intéressant, non ?

Au dégel la couche arable des sols prend une structure grumeleuse  homogène caractéristique.

A l’image du popcorn, la surface arable de la Terre s’est gonflée d’AIR dans ses moindres interstices, dans toute son intimité. On en mangerait ! Et cette structure aérée est particulièrement adaptée au déploiement de la vie des sols. L’air y circule bien, également les courants thermiques ainsi que les éléments subtiles de l’atmosphère (Silice, Arsenic, Mercure, … pour n’en citer que qq uns). Les courants éthériques, et l’eau ! bien sûr aussi, et avec elle les influences Lunaires qui déploient la vie en lien avec le Calcaire du sol…

  • D’un point de vue spirituel :

Emoto_cristaleau

D’un point de vue encore plus subtile, et c’est ce que j’entends par « point de vue plus spirituel » : l’eau qui change d’état passant de liquide à solide / glace se cristallise, s’offre à la manière du prisme aux influences rayonnantes du Soleil d’Hiver. Ici le sol est à même de recevoir tout le spectre des rayonnements cosmiques diffusés à ce moment là, véhiculés par notre Soleil. C’est bien notre Soleil qui a la plus forte influence sur tout. Car il est la Source, la plus puissante force de notre petit coin d’Univers ! Ses rayonnements, avant de nous arriver sur Terre, sont « teintés » par l’énergie des astres qui « dansent » autour de nous (les planètes et les étoiles)

Mais ne nous emballons pas ! Nous n’avons pas eu de froid cet hiver …

Et donc … A moins d’avoir des sols déjà vivants, les sols ré-essuient mal et plus lentement !

Comment peut-on définir un sol vivant ?

Je dirais pour qu’un sol soit vivant, il est nécessaire de le vivifier millésime après millésime,  au grés d’un travail appliqué, bien senti et de longue haleine …
C’est en général le cas pour ceux d’entre vous qui travaillez en bio et qui plus est en biodynamie depuis qq années.

Durant la saison printemps-été, la vie du sol, cette efficience (par antagonisme au handicap que présente les sols morts) fait que chaque jour c’est une certaine période de gradient thermique en plus / de gradient éthérique en plus/ de gradient atmosphérique en plus / de gradient astral / de gradient stellaire en plus !!
Certains se demandent pourquoi les vins en biodynamie sont riches et complexes ? Pourquoi les raisins en biodynamie sont ramassés plus tôt que les autres ? Peut être parce qu’ils mûrissent pleinement, et plus tôt que d’autres ?

Les modes de conduite en chimie qui utilisent des biocides – même avec les plus faibles quantités possibles bien sûr, car ce n’est jamais par plaisir que l’on les utilise – partent avec un sérieux  handicap et sont en difficulté pour capter les principes cosmiques subtiles.

Et à chaque nouvel obstacle qui se présente (stress bioclimatique, etc…), et qu’il faut négocier au mieux, l’écart se creuse entre les dynamiques de sols. Il y a ceux qui doivent gérer leur détoxe .. et ceux qui s’en sortent tout en fraîcheur.

Cette efficience de la structure du sol s’acquiert durement. J’ai même envie de dire « laborieusement ».

Tous les efforts passés, les qualités et synergies nouvelles qui apparaissent dans les sols ne sont jamais acquises ! Il convient de « cultiver » ce potentiel. Il revient au vigneron de « cultiver », d’« élever » son champ. Il est plus facile de détraquer les équilibres fragiles du Vivant que de les construire …

Je ne tente absolument pas de vous convaincre que la biodynamie est une voie d’avenir pour notre agriculture ! LOL

Prévoir une silice de corne avant fleur cette année …
La Biodynamie & processus du Vivant

La Biodynamie & processus du Vivant

Voilà un papier qui devrait vous intéresser ?

C’est une tentative de vous proposer une vision élargie de 2 grandes tendances dynamiques que la Nature semble avoir pris pour modèle de base …

Qu’est-ce qu’une substance vivante ?

D’abord qu’est-ce qu’une substance ?

Un peu de vocabulaire, histoire de savoir de quoi nous parlons, et se mettre d’accord. Je suis allée chercher l’étymologie sur Wikipedia !

La Substance, du latin substantia « être réel », « réalité ». substantia du verbe substare « être dessous »

Et venant du grec hypokeimenon : « qui a fonction de support »

L’étymologie, souvent très riche d’enseignement est la mémoire de ce que les anciens percevaient de leur environnement.

Selon l’étymologie donc, la substance serait un support tangible, réel … que nous percevons grâce à nos sens physiques.

La biodynamie qui s’intéresse au Vivant rejoint cette définition étymologique puisque la biodynamie nous propose un modèle où la substance se définit comme la manifestation, le terme d’un PROCESSUS.

[important]On entend PROCESSUS liés à des substances les étapes dynamiques préalables aux substances terrestres.[/important]

2 grands PROCESSUS du Vivant:

L’expression du Vivant peut se résumer – à l’extrême – par le jeu de 2 forces complémentaires fondamentales. Pour comprendre la nature de ces 2 PROCESSUS, je vous propose de considérer l’image de la naissance d’une sphère, ou d’une boule.

Il existe 2 façons de créer une boule !

La façon la plus courante : du centre à la périphérie

A partir d’un centre la croissance se dirige dans toutes les directions de l’espace. Chaque point de l’espace a donc une relation statique avec le centre : c’est la conception de la construction matérielle, de la stabilité du monde physique. Mouvement centrifuge. Cette échappée du centre vers la périphérie est caractéristique du PROCESSUS CALCAIRE en biodynamie. PROCESSUS stimulé par la volonté, l’avidité d’agir, mais dans une énergie dense, plaquée dans une disposition quasi statique.

Processus

La conception opposée : de l’infini vers le centre

Des surfaces planes formatrices venant de l’infini de l’espace, s’approchent de ce qui doit prendre forme, et deviennent finalement les plans tangents de la boule que ces surfaces enveloppent. La boule n’est pas un corps rempli de matière, mais c’est un espace « vide » (nous dirons plutôt « un espace plein d’espace » ! car le vide est une notion par trop réductrice, pour ne pas dire inerte … ) Et donc chaque point de la surface est relié à l’infini. le mouvement est centripète. C’est un PROCESSUS structural baptisé PROCESSUS SILICE en biodynamie stimulé plus par la pensé, le corps léger, dynamique. Ce PROCESSUS structural vient de la dynamique du Cosmos, il apparaît sous une forme figée dans la matière comme substance SILICE et agit sur toutes les surfaces. (Vagues, Montagnes, l’épiderme des animaux, des plantes, des Hommes ! et … la surface de leurs organes)

La silice (le Silicium, Si) représente 40 à 50 % de l’écorce terrestre

Le calcaire (le calcium, carbonate de calcium, CaCO3) représente 30 % de l’écorce terrestre.

Le Silicium a une forte affinité avec l’eau, en combinaison avec elle donnant une infinité d’acides siliciques (H4SiO4). Les acides polysiliciques et leurs sels, les silicates constituent les très nombreuses variantes de roches siliceuses.

De la même manière que le Carbone (C) par sa liaison avec lui même, donc par sa chaîne carbonée est à l’origine de l’expression de la structure de base de l’infinie diversité de la nature organique, le Silicium (Si), grâce à son affinité avec l’eau, permet jusqu’au niveau chimique la diversité du monde minéral.

Eh bien, si dans l’eau, on mélange intensément du silicium, en une concentration suffisante où sa dissolution n’est pas totale, nous obtenons un état intermédiaire entre solide / liquide appelé mélange colloïdal : la substance ne s’est décidée ni pour le parfaitement solide, ni pour le parfaitement liquide, ni pour une solution vraie. L’état colloïdal est un état instable entre le gel et floculation. Et cet état se caractérise par un augmentation importante de la tension superficielle.

Le gel de silicium est donc une forme membranaire pleine d’énergie extérieure
Tous les colloïdes se comportent ainsi : dans un état d’instabilité remarquable qui est porteur d’énergie ! Ils ont une surface réactive très importante, condition fondamentale dans tout PROCESSUS BIOLOGIQUE

La prédisposition du Silicium à former un gel qui lui donne la propriété d’intensifier les réactions de surface est à la base du PROCESSUS SILICE dans le fonctionnement de la Nature et de l’Univers.

Dans l’hydrogel de Silicium, on voit à l’échelle microscopique par exemple comment le Silicium agit de l’extérieur autour de l’espace vacant, montrant cette tendance à envelopper au niveau des surfaces. La peau, qui abrite nos organes des sens est la frontière qui nous met en rapport avec notre environnement, notre extérieur.

Parmi toutes les créatures terrestres, savez-vous quelle est celle qui est le plus fortement liée au PROCESSUS SILICE ? Le ou la première à m’envoyer la bonne réponse je l’invite à déjeuner autour d’un petit flacon … histoire aussi de récompenser celles et ceux qui auront été jusqu’au bout de l’article

 

Des clefs astronomiques de taille !

Des clefs astronomiques de taille !


Le redémarrage de la campagne viticole s’approche avec le passage du Solstice d’hiver au 21 décembre. On nous bassine -entre autre-  avec une soi disant fin du monde ce jour là! Je vous propose de nous intéresser à un acte fort … pour ne pas dire «de taille »  qui mobilise beaucoup d’énergie sur les Domaines viticoles : la taille

Respecter le rythme physiologique de la vigne

La première idée de base à considérer peut être, est d’entamer le travail de la taille au terme du cycle de dormance physiologique de la vigne.
Ceci pour essayer d’accompagner la physiologie de la plante, et de mettre toutes les chances de son côté, quand à la bonne constitution de ses réserves, et à la minimisation des stress.

Cette dormance naturelle, liée aux photopériodes, prend fin à l’approche du solstice d’hiver.
Ensuite, la nouvelle impulsion solaire où les jours allongent, provoque un appel de sève en sens inverse, des racines vers les organes aériens.
Pour autant la vigne ne développe pas encore ses organes verts nouveaux, car elle se trouve alors en dormance forcée. Les basses températures maintenant la plante en sommeil.

C’est pourquoi, quand cela est possible, nous n’entamons pas la taille avant le solstice, et encore mieux avant que la plante n’ai réellement passé ce cap de levée de dormance physiologique, début janvier donc (traditionnellement à l’épiphanie du 6 janvier).

Bénéficier de la manne des énergies cosmiques … quand c’est possible

La deuxième idée est d’essayer de mettre l’énergie au bon endroit pour la plante, suivant les informations que nous avons pu recueillir au cours de l’année ( voir au cours des années passées sur le moyen / long terme)

Je vous rappelle les variables à faire jouer dans l’équation qui sont des paramètres importants, en plus du cycle solaire :
  • Les phases lunaires ASCENDANTE / DESCENDANTE
  • Les PG (périgées)
  • le décors des constellations en arrière plan
  • les angles faits entre les planètes infra solaires et supra solaire / la LUNE et notre TERRE
tout ceci combiné aux comportements des parcelles :
  • Vigueur / faiblesses
  • enracinements
  • tardif / précoce
  • fragile / robuste par rapport aux maladies cryptogamiques
Alors, il est bien évident que sur un Domaine viticole on ne peut pas toujours faire selon un calendrier établi à l’avance
il faut compter sur les possibilités humaines, les aléas climatiques, et les nombreuses astreintes existantes sur le Domaine, que ce soit les expéditions, quand ce ne sont pas les besoins d’être en représentation à l’extérieur en lien avec la commercialisation, etc …
Et avec le recul, cette réflexion, en plus de permettre une certaine anticipation sur la charge de travail, nous amène à choisir des jours pour la taille, qui sont souvent (mais pas toujours) de « bons jours » : au sec, sans contrainte climatique particulière.
Ici un aperçu d’un document de travail pour Février 2013. Dans les grandes lignes, nous transposons sur plan à 2 dimensions les qualités du Ciel et nous y insérons les parcelles en fonction des contextes. De prime abord, ce tableau peut paraître compliqué, mais il n’en est rien ! 
Calendrier_taille
Avancer sereinement dans le chantier de taille et se consacrer à chaque pied pour l’avenir.
Sortir les bourgeons surnuméraires, énergivores, sur les astes, sur le pied est il est vrai parfois laborieux (… surtout si les travaux d’épamprage en amont ont été approximatifs …)
Ces soins sont, au bout du compte un gain de temps et une économie de moyens pour la plante durant sa pousse. Dans un profile minimaliste et épuré, les pousses naissantes dès le débourrement occupent le juste espace, sans surcharge ni entassement, et cela participe à l’équilibre de la plante. Les ébourgeonnages de fin mai début avril s’en trouvent grandement facilités.

La Taille est une des opérations des plus déterminantes parmi les gestes viticoles: c’est elle qui confère les premières impulsions sur le vignoble. Tel un thème de naissance, le moment de la taille sans compter l’attention du vigneron architecte sur l’organisation du pied, aura des conséquences sur les potentialités des vignes et raisins futurs. La relation que l’Homme tente d’établir avec le Ciel, même si elle est imparfaite, permet de produire «un supplément d’âme». On est parfois un peu maladroit dans nos choix, mais l’intention première est déterminante. A l’image d’un jeune parent un peu inexpérimenté qui serait hésitant avec son enfant à élever. Mais la direction est bonne.
Je parle bien de potentialités … Pour les exprimer, cela dépend encore des conditions du millésimes et des gestes viticoles choisis par le vigneron au cours de l’année végétative.
Il existe des périodes où il est conseillé de n’avoir pas d’action végétative sur la plante, car les aspects astronomiques sont à ces occasions dissonants. La plante activée à ces moments là imprimerait cette dissonance inappropriée.
Au cours de ces périodes nous pouvons entreprendre autre chose …Carrassonnage / tirage de bois et autres travaux. Les chantiers ne manquent pas !
Pour rappel : au delà des choix de taille, qui respectent l’équilibre de chaque pied, il est primordial de soigner les plaies de taille en biseau, en laissant des cônes de cicatrisation suffisants, afin de lutter contre les maladies du bois, et magnifier les circuits de sève en choisissant des bois qui ne contrarient pas ou le moins possible ces circuits très précieux.
Les maladies du bois, que nous imputons trop facilement aux champignons que nous rendons responsables de nos propres erreurs, sont souvent une conséquence d’une gestion érronnée de la taille. Le rôle des champignons, dans l’économie de la Nature, est de dégrader la matière organique. Le produit de cette dégradation permet de remettre en circulation de l’énergie, de redistribuer l’énergie. Laisser des zones cicatricielles suffisantes lors de la taille, et hors d’atteintes des circuits de sève, préserve la vigne dans le long terme. Ce type d’erreur pour de jeunes pieds au tronc de petite section est rédhibitoire …
Bon courage aux vignerons qui vont s’atteler à ce chantier important et incontournable !
2012 : des vinifs en chaise longue ?

2012 : des vinifs en chaise longue ?

Le millésime à la moulinette …

Le tout nouveau millésime 2012 révèle ses secrets dans les cuviers. Il est étonnant d’observer l’évolution des moûts rejouant les influences de l’année écoulée emmagasinées dans les baies. Comme s’il existait une mémoire vivante du millésime au sein des baies. Comme si les humeurs, les cinétiques, les silences, les stress, les emballements de l’année végétative avaient une deuxième vie !

Les moûts ont mis un certain temps avant d’engager les fermentations, pour peu que l’on ait des jus frais au départ, l’aspect transit, figé nous rappelle nos frileux mois d’avril mai, où les flux de sève avaient été contrariés. La vigne était en attente. Et ce n’est pas parce que a priori rien ne se manifeste, que rien n’est en chantier. Au contraire cette involution précède la détente, le déploiement vers l’extérieur, l’apparition des couleurs, des parfums, des textures, pour notre plus grand plaisir ! Et quel festival cette année !

La mariée serait-elle trop belle ? Méfiance. Même si les pH sont superbes, pH 3,20 dans les argiles, pH 3,45 dans les sables (je parle des vignobles où la Vie a repris ses droits et nous offre ces pH magiques). Des pré-fermentaires qui durent, qui durent … des fruités exubérants. Allez contrôle PCR Brettanomyces ! On retient son souffle … les résultats tombent … moins de 1 cell / ml, voir qq dizaines de cell / ml Ouf ! c’est sain, on reste serein pour l’instant.

De la lumière et du son dans le vin

Nos levures indigènes entament doucement leur travail, nous nous employons à encadrer nos fenêtres d’extraction, nos sens en éveil, attentifs à l’humeur de chaque cuve et ajustons nos actions. Je garde aussi un oeil complice et bienveillant sur le vigneron (la vigneronne) qui en cette période créative témoigne une certaine fragilité.

La lumière qui irradiait de la fin juillet à début septembre, et avec elle toutes les nuances de son spectre électromagnétique, est venue se densifier dans le vivant, au coeur des raisins. Nous retrouvons dans les moûts une profusion de saveurs et de couleurs.

C’est dans l’obscurité des chais que toute cette lumière est traduite, grâce à l’infiniment petit qui sait la redéployer. Nos levures sont de véritables media, notre bain aux sels d’argent qui jouent le rôle de révélateur. Elles permettent à l’invisible de se manifester.

La maturation des peaux, des pépins s’est réalisée au prix d’une certaine endurance, un peu comme en 2008 si vous vous souvenez ? Des contraintes hydriques assez poussées en 2012 – 2 mois sans eau, qq pointes à 40°C en août (peu nombreuses, non pas comme en 2003 où les jours de canicule avaient été nombreux), ont amené les peaux à s’épaissir.

Et les pluies sont arrivées – un peu tard – fin septembre, mais quelle aubaine ! les parcelles précoces ont pu en profiter, et les raisins ont réalisé un cycle complet absorption / concentration juste avant la cueillette. Optimisant par ce simple effet mécanique l’extractibilité des peaux. Ajouté aux fortes amplitudes thermiques de fin septembre, (8°C la nuit, 25°C le jour), les raisins ont entamé un groove endiablé qui permettent aujourd’hui des « vinifications chaise longue », où l’extractibilité est un cadeau du ciel.

Il est difficile pour un vigneron de se laisser convaincre au cuvier de ne rien faire, quand il n’y a rien à faire ! C’est parfois dans les silences, les soupirs, que se dégage la magie des plus belles phrases musicales …
Les parcelles moins précoces ont essuyé les précipitations fin de première semaine d’octobre, ce qui a généré du stress pour de nombreux vignerons. Des hygrométries à 100% avec des températures à 22°C, les peaux commençant à s’attendrir… Au Vendredi 5 octobre les raisins étaient impeccables, pas tout à fait mûrs, et pas l’ombre de Botrytis. Et les pluies sont arrivées. Selon les secteurs 20 mm pour les plus veinards … 60 mm pour les moins chanceux durant le we du 6 et 7 octobre. Heureusement les températures ont baissé, on était plus proche de 16°C que de 20°C. Botrytis s’est exprimé lentement, quelques sourires sur les baies. Les sols n’avaient pas bu depuis qq temps, et la vigne ne s’est pas gorgée de sève. La progression de Botrytis a été contenue, et de mon point de vue Botrytis a pleinement participé à finaliser la maturation des baies, au terme d’un processus de fanaison bienveillant, pépins y compris.
Au final, les moûts ne sont pas dilués (pas comme en 2006, souvenez vous, il était tombé plus de 100 mm 15 jours avant la récolte! et le stress se ressent encore en bouteille à ce jour, avec des tanins secs souvent, des trames alcooleuses mal digérées qui donne l’impression d’avoir des vins disloqués en bouche et capiteux).

A l’image de cette maturation lente des peaux, on peut intuiter des cuvaisons longues, et viser de gagner de la structure, de la cohérence, sur des marcs dont on aura pris soin de préserver les caractéristiques physiques et mécaniques.
 Vous connaissez l’adage « Si tu veux aller loin, ménage ta monture ! » La chaire est bien présente dans les vins en devenir. Il faut essayer de charpenter tout cela, en douceur, en prenant son temps.

Des saveurs et des formes

De la même façon que l’on peut deviner la trame, la texture du futur vin à la parcelle par l’observation des formes des éléments du sol. On parvient également à affiner nos interventions sur les cuves en fonction de ce que l’on peut remarquer des formes sur les marcs. Allez, pas de blague sur Mme Irma, qui vous abuserait d’images +/- fumeuses à la lecture du marc de café !  Il s’agit d’aiguiser nos sens de l’observation ! Telle cuve avec son marc comme tout froissé dès 1010 sera gérée différemment de cette autre au marc rebondi, d’un noir soutenu à 995, dont on présuppose à son galbe qu’il peut produire une certaine rondeur de tanins ! Et entre les 2 extrêmes il existe toutes les variations imaginables.

 Qu’est-ce qu’une forme ? Notre monde manifesté pourrait-il être considéré comme la résultante qualitative des vibrations qui le constituent ? Car tout est vibration. Et ce sont ces vibrations qui créent la matière, qui créent des formes, et qui pré-existent à la matière vivante = la matière animée. La qualité d’ondes plus ou moins cohérentes, suivant que ces vibrations entrent en résonance ou en dissonance participe à la qualité des formes

Allez, en bonus je vous mets cette vidéo sur les travaux de Alexander LAUTERWASSER, sur fait un travail remarquable sur la naissance des formes animées en rapport avec la géométrie sacrée et les basses fréquences …

qui nous permet de nous rendre compte à quel point les vibrations, les sons, sont créateurs de forme.

Ce n’est pas parce que nous ne percevons pas certaines fréquences, que ces fréquences n’existent pas, ni qu’elles n’ont aucune influence sur notre monde manifesté.
L’approche de Alexander LAUTERWASSER est d’ailleurs à associer à celle de Masaru EMOTO et lève une partie du voile sur les qualités vibratoires de l’eau.